LA PROXIMITE AU BOUT DU MONDE : Mon territoire
Dans un contexte où l’adaptation de l’action publique aux réalités locales est devenue centrale, ce sommet tenu à Gustavia a permis de revenir sur les fondements historiques des évolutions statutaires. Les échanges ont particulièrement mis en lumière le parcours des Îles du Nord, qui ont su, depuis près de vingt ans, exercer un pouvoir réglementaire adapté allant au-delà du droit commun.
Au-delà des principes, les discussions se sont voulues pragmatiques. Les participants ont décortiqué la gestion publique autonome dans des secteurs névralgiques pour le développement insulaire : l’activité portuaire et aéroportuaire, la gestion du foncier ainsi que les transports. Ces retours d’expérience, à la fois politiques et administratifs, ont permis d’identifier concrètement les conditions de réussite d’une prise de décision locale accrue, toujours dans l’intérêt des populations.
Pour Guy Losbar, cette immersion au cœur des réalités de ses voisins constitue une étape décisive. Comme l’indique le communiqué de presse officiel du Conseil départemental de la Guadeloupe diffusé ce 26 août, ces échanges « viennent nourrir la réflexion engagée en Guadeloupe sur son évolution institutionnelle ».
Le président départemental pose deux jalons incontournables pour toute réforme future : une concertation approfondie avec la population et une capacité démontrée à mieux répondre aux besoins locaux. « Toute évolution […] doit être appréciée à l’aune de sa capacité à mieux répondre aux besoins de la population et à renforcer la capacité du territoire à décider et agir au plus près de ses réalités », souligne-t-il.
Ce sommet marque ainsi un renforcement du dialogue entre les territoires ultramarins. En partageant leurs réussites et leurs défis, la Guadeloupe, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon construisent un espace de réflexion commun pour définir les voies de leur avenir institutionnel.
